L’art en tant qu’actif familial : par où commencer ?
Après douze ans passés au conseil d’administration de Christie’s, notre fondateur Gilles a pu observer les deux facettes du marché de l’art. Pour les familles, l’art est rarement un simple investissement. Il fait partie intégrante de l’âme de la famille et nécessite une discipline qui lui est propre.
Au cours de ces douze années passées au conseil d’administration de Christie’s plc, une chose est apparue clairement à Gilles : le marché de l’art est un véritable labyrinthe pour quiconque y pénètre de l’extérieur.
D’un côté, on trouve les acheteurs, qui se répartissent en quatre grandes catégories :
- les collectionneurs
- les spéculateurs
- les investisseurs axés sur les actifs
- les acheteurs motivés par un certain art de vivre
Le marché est animé par des milliers de conseillers. Une poignée d’entre eux sont véritablement fiables et compétents ; beaucoup d’autres ne possèdent pas à la fois la loyauté et les compétences dont une famille a besoin.
Et puis il y a le produit lui-même : l’art. Il est créé par un éventail d’artistes où côtoient des noms confirmés et d’autres dont la valeur ne survivra pas à la décennie.
La plupart des familles préfèrent rester à l’écart de cet univers, à moins d’en faire déjà partie. Pourtant, l’art peut occuper une place significative dans le bilan d’une famille, à la fois comme moyen de préserver le patrimoine et comme vecteur de transmission intergénérationnelle. Lorsqu’une famille choisit de s’engager dans cette voie, les décisions importantes sont prises bien avant tout achat spécifique.
Westwick aide les familles à entrer dans cet univers grâce à un processus en deux étapes. Tout d’abord, nous nous réunissons avec la famille pour déterminer quel rôle, le cas échéant, l’art devrait jouer dans leur écosystème global : actif, héritage, passion, ou une combinaison des trois. Une fois ce rôle clairement défini, nous les aidons à adopter une vision plus large de l’art en tant que classe d’actifs et à définir comment il doit être dimensionné, acquis et conservé. Ce n’est qu’ensuite que nous les orientons vers des conseillers véritablement compétents et partageant les mêmes valeurs, des conseillers avec lesquels nos partenaires ont personnellement travaillé et pour lesquels ils peuvent se porter garants.
Ce travail est exigeant pour une raison particulière. Contrairement à une action cotée en bourse, l’art n’est presque jamais acheté sur la base de critères purement d’investissement. Une famille investit une partie de son âme dans l’œuvre, et c’est le fait de prendre cette réalité au sérieux qui distingue un bon conseiller d’un simple mercenaire.
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