Tous les comités d’investissement semblent aboutir à la même recommandation : diversifier davantage. Chez Westwick, si nous ne sommes pas opposés à la diversification en tant que principe, nous refusons qu’elle se substitue à la conviction.
Par exemple, une famille qui investit sur plusieurs générations n’a pas besoin d’une exposition aux actions japonaises via un ETF Nikkei dans le seul but de se diversifier. Ce dont elle pourrait avoir besoin, c’est d’une participation dans une entreprise de technologies médicales basée à Tokyo qui lève des capitaux pour obtenir un brevet international : une entreprise qu’elle a rencontrée, en laquelle elle croit et sur la trajectoire de laquelle elle peut exercer une influence. Dans un cas, il s’agit de lisser les risques. Dans l’autre, il s’agit d’investir.
Les familles sont, par nature, orientées vers le long terme et stratégiques. Cela implique de la conviction, et non de la dispersion. Cela implique des critères de sélection internes cohérents avec la mission du family office, ainsi que la discipline nécessaire pour rejeter tout ce qui ne s’inscrit pas dans ce cadre. Cela implique également d’accepter de se tromper parfois, en échange d’avoir raison sur l’ensemble du cycle.
C’est ce qui distingue le capital familial du capital institutionnel. Une institution rémunérée en fonction de l’écart de rendement peut accepter un mauvais trimestre si l’indice est en baisse plus importante. Une famille ne le peut pas. Son point de référence n’est pas le marché. C’est son propre objectif de préservation et de croissance à long terme. Cet objectif est plus difficile à atteindre que de battre un indice de référence, et il s’y parvient en choisissant avec soin, et non en diversifiant à outrance.
Mettre cette discipline par écrit — les objectifs énoncés, un responsable pour chaque décision, la raison consignée — est ce que met en place la supervision de l’allocation d’actifs.
Questions fréquentes
Un family office doit-il diversifier son portefeuille ou maintenir une discipline d’investissement ?
La diversification est devenue la réponse par défaut au sein des comités d’investissement des family offices, mais les familles ne sont pas des institutions cherchant à réduire l’écart de rendement. Elles recherchent la préservation et la croissance du capital à long terme. Le choix ne se situe pas entre la diversification et la concentration. Il s’agit plutôt d’opposer une philosophie d’investissement cohérente à l’absence de celle-ci.
Quelle est la bonne approche d’investissement pour un single family office ?
Un family office doit construire son approche d’investissement autour de l’objectif réel et de l’horizon temporel de la famille, et non autour des indices de référence du secteur. Les familles qui préservent leur patrimoine au fil des générations choisissent des actifs qu’elles comprennent et les détiennent avec rigueur, plutôt que de rechercher la diversification pour elle-même.
