Sorties des family offices : quand une décote sur la part d’un membre sortant est justifiée

Si un membre sortant impose une vente précipitée d’actifs, un ajustement de prix n’est pas une sanction. C’est la reconnaissance d’un impact économique réel supporté par tous ceux qui restent.

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En bref

  1. Lorsqu’un membre de la famille quitte le family office, la question de la décote est un facteur de discorde. Il faut la reformuler avant d’en discuter.
  2. Une réduction sur la valeur nette d’inventaire n’est justifiée que dans un cas : lorsque la demande de liquidité immédiate du membre sortant force la famille à vendre des actifs à un mauvais moment.
  3. Appelez cela une compensation, pas une décote. Une décote sonne comme une punition pour être parti et empoisonne toutes les sorties qui suivent.
  4. Une valorisation indépendante, et la même règle pour chaque membre, évitent que la première sortie ne devienne le grief de la génération suivante.

Lorsqu’un membre de la famille quitte le family office, la question d’une décote sur sa part est, dans la plupart des familles, un sujet qui divise. Le point de vue de Westwick, appliqué de manière cohérente dans tous les mandats que nous gérons, est que cette discussion est nécessaire, mais qu’elle doit être recadrée avant d’avoir lieu.

Définition rapide. Un départ du family office est le processus par lequel un membre de la famille sépare sa part de la structure familiale. Les raisons varient (désaccord stratégique, divorce, transition générationnelle ou souhait personnel d’autonomie), mais les mécanismes sont toujours les mêmes : les actifs doivent être évalués, la liquidité assurée et la relation entre la personne qui part et celles qui restent soigneusement gérée. La manière dont le premier départ est géré tend à créer un précédent pour tous ceux qui suivront, et est essentielle au maintien de l’unité familiale.

La seule situation où une décote est véritablement justifiée est celle où la demande de liquidité immédiate du membre sortant oblige le family office à vendre des actifs à un moment défavorable. Dans ce cas, les membres qui restent supportent un coût réel et mesurable. Un ajustement de prix ne fait que reconnaître ce coût.

Il est également judicieux de passer sémantiquement de la notion de « décote » à celle de « compensation ». Une décote sonne comme une sanction pour le départ, et elle sera perçue comme telle, empoisonnant ce départ ainsi que tous ceux qui suivront. Une compensation, en revanche, est la contrepartie naturelle d’un impact économique, évaluée de manière équitable et calculée d’une façon compréhensible pour chaque membre de la famille. Le cas échéant, on fait appel à un expert indépendant en évaluation, afin que personne ne se fie à la parole d’une partie intéressée.

La règle d’or est plus ancienne que n’importe quelle formule : chaque membre de la famille doit être traité de manière équitable et transparente. La première sortie définit la règle pour toutes les sorties qui suivront, au sein de cette génération et de toutes celles à venir.

Questions fréquentes

Un membre de la famille qui quitte le family office doit-il accepter une décote sur sa part ?

Seulement lorsque sa demande de liquidité immédiate force le family office à vendre des actifs à un moment défavorable. Dans ce cas, les membres qui restent supportent un coût réel et mesurable, et un ajustement de prix le reconnaît. Appelez cela une compensation, pas une décote : une décote sonne comme une punition pour être parti et empoisonne toutes les sorties qui suivent. Le cas échéant, un expert indépendant fixe le chiffre, afin que personne ne s’en remette à une partie intéressée.

Comment valorise-t-on la sortie d’un membre de la famille du family office ?

Sur une valorisation objective de sa part, avec la même règle pour chaque membre. La première sortie fait précédent pour toutes celles qui suivent ; la méthode, la compensation d’un éventuel impact économique réel sur ceux qui restent et le calendrier doivent donc être convenus par écrit avant que quiconque en ait besoin.